mercredi 20 février 2013

La future résidence de Benoît XVI: un havre de paix surplombant Rome

Un escadron d'ouvriers et de jardiniers travaille d'arrache-pied pour aménager la future résidence de Benoît XVI : un ex-monastère sur les hauteurs du Vatican avec vue imprenable sur la coupole de la basilique Saint-Pierre et les toits de la Ville éternelle.

Le Vatican a décidé de jouer la transparence et de faire visiter mercredi à de petits groupes de journalistes ce lieu, inaccessible au public, qui excite la curiosité du monde entier.

Jusqu'ici, ce joli bâtiment de briques de deux étages à flanc de colline surmonté d'une grande terrasse logeait huit religieuses cloîtrées de nationalités différentes et appartenant à divers ordres se relayant pour soutenir avec leurs prières le travail quotidien du pape.

C'est Jean Paul II qui en 1994 avait souhaité leur présence et fait édifier pour elles une petite chapelle accolée au bâtiment principal. Dans ce monastère, baptisé "Mater Ecclesiae", se sont succédé par période de cinq ans des clarisses, des carmélites, des bénédictines et enfin des visitandines.

C'est ce havre de paix posé dans un écrin de verdure qui accueillera Benoît XVI, ainsi que son secrétaire particulier et la famille pontificale (des laïques consacrées assurant son service), à son retour de Castel Gandolfo, la résidence d'été de la papauté où il se rendra provisoirement après sa démission le 28 février.

L'héliport d'où décollera l'hélicoptère qui le conduira dans cette propriété près de Rome se trouve d'ailleurs à quelques centaines de mètres de "Mater Ecclesiae", juste derrière la reproduction de la grotte de Lourdes construite dans les jardins du Vatican.

Sise au c?ur du Vatican et surplombant le plut petit État du monde, cette petite résidence, qui bénéficie aussi d'un jardin clos, présente des aspects très symboliques: isolée du reste du monde, elle offre une vue imprenable mais distante sur le monde extérieur.

La coupole de Saint-Pierre, toute proche, se fait imposante, et la vue sur les toits de Rome s'étend jusqu'à la colline du Pincio, où se dessinent la silhouette de la Villa Médicis et les frondaisons de la Villa Borghèse.

Une situation exceptionnelle qui n'a pas manqué d'inspirer le cardinal Gianfranco Ravasi, "ministre" de la Culture du Vatican et chargé de prononcer les exercices spirituels durant le Carême: il a ainsi comparé Benoît XVI à Moïse se retirant sur la montagne.

L'ex-pape restera donc en plein c?ur du Vatican, une présence qui ne manquera pas de se faire sentir sur son successeur, car Benoît XVI, s'il a déclaré vouloir vivre "caché du monde", n'entend pas vire en reclus.

"Je ne crois pas qu'il doive être considéré en aucune façon comme reclus", a d'ailleurs confirmé le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi. "Il aura toute sa liberté. Il s'agit très certainement d'une situation inédite, nous verrons bien comment il la vivra".

"A plusieurs reprises, il a exprimé le souhait de consacrer sa vieillesse à l'écriture et à l'étude, et j'imagine qu'il le fera", a-t-il encore affirmé.

Rien ne l'empêchera en tous les cas de recevoir les personnes de son choix pour leur procurer avis et conseils.

Cette cohabitation entre un pape démissionnaire et son successeur, exceptionnelle dans les annales vaticanes, ne manquera pas d'influer sur la vie du plus petit État du monde.

samedi 16 février 2013

Haïti - Justice : Projet de construction de deux nouvelles prisons
16/02/2013 09:02:44

Haïti - Justice : Projet de construction de deux nouvelles prisons

Carl Siebentritt, le Directeur de la Section des affaires liées aux narcotiques de l'Ambassade Américaine a fait savoir que le Gouvernement américain envisage de construire deux nouvelles prisons en Haïti, à Petit-Goâve (150 places) et à Cabaret (200 places pour des femmes, incluant un atelier de textile).

Ces nouveaux Centres de détentions, qui permettront d’améliorer les conditions des prisons haïtiennes, s’inscrivent dans le cadre de la lutte contre la surpopulation carcérale en Haïti « En construisant de nouvelles prisons, qui sont conforment aux normes internationales des Droits de l'Homme, le Département [d'État Américain], cherche à remédier à cette surpopulation et à réduire la propagation des maladies et de la violence, » précise Carl Siebentritt.

Selon les documents publics, ce projet coûterait entre 5 et 10 millions de dollars. Les réponses aux appels d'offres, sont attendues au début mars.

HL/ HaïtiLibre 

vendredi 8 février 2013

A quand la Reconstruction du Bâtiment devant loger : « Médecine et Pédiatrie » à l’Hôpital Notre-Dame de Petit-Goâve ?



A quand la Reconstruction du Bâtiment devant loger : «  Médecine et Pédiatrie » à l’Hôpital Notre-Dame de Petit-Goâve ? 

Bâtiment détruit durant  le séisme


           On n’en entend plus parler. Les nouveaux Responsables restent muets sur la question. Aucun projet n’est en vue. Pour l’instant L’espace est occupé par un « Centre de Traitement du Choléra » fraichement « réaménagé ». Ah ! J’allais oublier, ce centre est actuellement fermé. Les employés de ce Centre ne peuvent pas recevoir leur salaire. Pourquoi? 

         Le Directeur de L'UCS Goâvienne et le Directeur Médical  de l'Hopital Notre-Dame de Petit-Goâve Dr Whatson Exantus peuvent vous renseigner?






A  Lire prochainement :

  • Le Bilan Catastrophique de la nouvelle équipe qui dirige l’Hôpital Notre-Dame de Petit-Goâve est partagé entre « Révocations Arbitraires », « Transferts Arbitraires » et « Scandale de Corruption » 


  • L’Hôpital Notre-Dame de Petit-Goâve n’a pas 350 ans !

 

jeudi 31 janvier 2013

Electricité : La solution dominicaine se précise

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image Le ministre haïtien chargé de l'énergie, René Jean-Jumeau à G. et le directeur dominicain de la Commission nationale de l'énergie, Enrique Ramirez

Un premier accord pour l'interconnexion électrique entre Haïti et la République dominicaine a été signé mardi à Santo Domingo. Le ministre haïtien chargé de l'énergie, René Jean-Jumeau, qui a paraphé le document conjointement avec le directeur dominicain de la Commission nationale de l'énergie, Enrique Ramirez, a confié au Nouvelliste que cette entente vise à améliorer le système électrique du pays.
Le gouvernement cherche des voies et moyens pour ressusciter l'Electricité d'Haïti (ED'H). Seulement 30% de la population haïtienne a accès à l'énergie électrique. Alors que la République dominicaine dispose actuellement d'environ 3 000 mégawatts et elle continue de construire d'autres centrales électriques, Haïti ne dispose que des installations pouvant fournir 256 mégawatts. Trois fournisseurs privés ajoutent au total 88 mégawatts dans le réseau national.
Il faut apprendre de la République voisine. C'est ce qu'ont compris les autorités haïtiennes en paraphant, mardi, à Santo Domingo, une entente visant à améliorer notre système d'électricité, a confié au Nouvelliste le coordonnateur du comité multisectoriel pour la sécurité alimentaire et ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de l'énergie, René Jean-Jumeau. « Nous espérons que nous pouvons nous inspirer de leur développement dans le domaine afin d'améliorer notre situation », a-t-il dit.
L'entente signée vise à créer une sous-commission en énergie dans la commission binationale pour travailler sur les questions liées à l'électricité, se positionner de manière synergique dans la région par rapport aux autres pays de la zone, a expliqué le ministre. M. Jean-Jumeau, qui n'a pas voulu préciser clairement si Haïti va acheter de l'électricité directement en République dominicaine.
L'interconnexion des deux pays est en discussion depuis plusieurs années, a-t-il dit, soulignant que ce n'est pas quelque chose qui va se faire du jour au lendemain. « Mais cela reste une question ouverte», a-t-il ajouté. On a intérêt à calmement penser à cela afin que nous puissions trouver les meilleurs avantages pour les deux pays. »
Selon les explications du ministre Jean-Jumeau, joint au téléphone par le journal depuis Santo Domingo, cette signature entre les deux pays permet d'arriver très bientôt à un véritable accord. Le document final est en préparation dans la section juridique de la Commission nationale de l'énergie (CNE) en République dominicaine. Il sera transmis aux autorités haïtiennes pour être sanctionné et modifié si nécessaire et ce n'est qu'après qu'il sera accepté par les deux pays et ratifié. Donc, pour l'instant, il s'agit d'une entente pour préparer l'accord, a-t-il souligné.
Contacté par Le Nouvelliste sur la signature de cette entente, le directeur général adjoint de l'Electricité d'Haïti, Dukens Raphael, a fait savoir qu'il n'était pas au courant de ce dossier. Le journal a tenté en vain d'entrer en contact avec les Travaux publics, ministère de tutelle de l'ED'H.
Réactions de certains connaisseurs dans le domaine de l'électricité
Des voix autorisées dans le domaine ne voient pas très bien qu'Haïti entre dans la logique d'aller acheter de l'électricité en République dominicaine. « Je ne pense pas que c'est quelque chose de souhaitable pour le pays. Etant indépendant, Haïti ne doit pas dépendre d'un autre pays, surtout pour un produit aussi important que l'électricité », a réagi un franc connaisseur dans le domaine.
« Va-t-on le faire sans appel d'offres ? Ce contrat sera basé sur quoi ? Les compagnies privées en Haïti peuvent fournir beaucoup plus que ce qu'elles offrent aujourd'hui. Pourquoi ne pas leur demander d'augmenter leur capacité ? Il faut permettre à ces entreprises de se développer », poursuit un autre connaisseur interrogé par Le Nouvelliste.
Les fournisseurs privés de l'ED'H ne devraient pas avoir d'inquiétude en ce sens, a garanti René Jean-Jumeau, soulignant qu'un fournisseur de plus ne devrait pas paniquer ceux qui travaillent déjà sur le terrain. En revanche, a-t-il souligné, cela augmentera la compétition et permettra d'améliorer le prix de l'électricité.
Selon lui, le problème que le pays a au niveau de la sécurité énergétique, notamment de l'électricité, c'est tout d'abord la disponibilité. Il faut une plus grande capacité, ensuite rendre accessible le produit avec un réseau qui couvre le territoire. « Il faut un meilleur coût pour que la population puisse bénéficier d'un meilleur prix. Puis, il faut une meilleure structure tarifaire afin de promouvoir l'investissement et la création d'emplois », a-t-il dit dans une interview accordée au journal la semaine dernière.
Il ne s'agit pas d'être totalement dépendant de nos voisins en énergie électrique, a souligné le ministre. Stratégiquement, ce ne serait pas correct... L'Etat haïtien n'a pas encore établi la quantité de mégawatts qu'il compte acheter de l'autre côté de l'île. Mais, selon M. Jean-Jumeau, cette proportion devrait se situer entre 10 et 20% de notre consommation. Et il faudra construire une ligne à haute tension traversant la frontière et dont le coût, qui peut être élevé, reste à déterminer.
En 1998, les Dominicains ont opéré une importante réforme dans leur système d'électricité, ce qui leur a permis d'avoir un secteur mixte public-privé à ce niveau. Aujourd'hui, ils ont une capacité d'environ 3 000 mégawatts et ils sont en train de construire d'autres centrales éoliennes. D'ailleurs, le ministre René Jean-Jumeau prendra part mercredi à l'inauguration d'une première partie d'un parc éoliene en République voisine.
C'est pour bénéficier de ces grandes réformes en énergie que l'entente entre les deux pays a été signée. Il y a tout un ensemble d'avancées en énergie qu'Haïti doit s'inspirer des Dominicains, comme le développement du gaz propane et l'énergie éolienne, a soulignè le ministre.
Rien que l'année dernière, le Trésor public a injecté 200 millions de dollars dans l'Electricité d'Haïti (ED'H). Un chiffre qui fait peur, a reconnu le ministre Jean-Jumeau. Selon lui, la solution, c'est de produire plus d'électricité pour moins d'argent afin de réduire les coûts de production. Ce qui, a-t-il dit, permettra d'attirer l'investissement et de favoriser la croissance économique du pays, ce que cherche le gouvernement. En République dominicaine, c'est à hauteur de 1 milliard de dollars que se chiffre annuellement la subvention accordée par l'Etat dominicain au secteur de l'énergie.
L'Electricité d'Haïti (ED'H) paye chaque mois entre 10 à 12 millions de dollars pour l'achat d'électricité à ses trois fournisseurs privés alors que l'ED'H perçoit mensuellement moins de 5 millions de dollars de ses clients. C'est pourquoi Andress Appolon, la directrice générale de cette entreprise publique, a fait savoir que les autorités veulent revoir les contrats signés avec ces firmes.
Robenson Geffrard Source Le Nouvelliste

lundi 21 janvier 2013

Avis Important

Je vous annonce pour bientôt la mise à jour de mon Blog. Les grands dossiers brulants de Petit-Goâve seront traités avec sérieux et professionnalisme.

mardi 5 avril 2011

   

Michel Martelly vainqueur de la présidentielle haïtienne

Le chanteur populaire a remporté le scrutin avec plus de 67 % des voix.

Michel Martelly, 50 ans, est une star de la musique. © Thony Belizaire / AFP
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Source Reuters
Le chanteur populaire Michel Martelly a remporté l'élection présidentielle haïtienne avec 67,57 % des voix, a annoncé lundi le conseil électoral provisoire. Le second tour du scrutin, qui s'est déroulé le 20 mars, l'a opposé à l'ancienne première dame Mirlande Manigat, âgée de 70 ans. Il a été marqué par une forte participation. L'annonce du résultat, qui ne deviendra définitif qu'après l'examen d'éventuelles contestations, a été suivie de scènes de liesse dans les rues de Port-au-Prince. "Nous allons oeuvrer pour tous les Haïtiens. Ensemble, nous pouvons y arriver", a déclaré le président élu sur son compte Twitter.
La longue attente de l'issue de ce second tour sans précédent dans l'histoire haïtienne a fait craindre une reprise des troubles. Le premier tour, le 28 novembre dernier, avait été marqué par des accusations de fraude et des manifestations parfois émaillées de violences. Âgé de 50 ans, "Sweet Micky" est un musicien très connu, star du Kompa qui mêle les rythmes afros et latinos. Parfois fantasque et provocateur sur scène, ce néophyte en politique a attiré des foules importantes à ses meetings, notamment parmi les jeunes. Le futur chef de l'État est issu du parti Repons Peyizan, dont le message aux accents populistes et anti-establishment prône la justice sociale, ce qui a un grand retentissement dans la population, surtout après le séisme dévastateur du 12 janvier 2010.
"Rejet de la classe politique"
Michel Martelly a dénoncé le coût de l'opération de maintien de la paix de l'ONU, affirmant que les Haïtiens devaient "mettre eux-mêmes de l'ordre dans leur maison". Lié par le passé à des hommes politiques et des militaires locaux, il n'a toutefois pas ménagé l'équipe sortante du président René Préval. "La victoire de Martelly traduit un rejet de la classe politique, aussi bien pour la majorité que pour l'opposition", a commenté Robert Fatton, professeur de sciences politiques à l'université de Virginie et spécialiste d'Haïti. "Martelly a su saisir l'état d'esprit des électeurs en exploitant intelligemment son image de mauvais garçon pour se présenter comme l'outsider ultime qui symbolise le changement", a-t-il ajouté.
Michel Martelly, issue de la moyenne bourgeoisie haïtienne, a suivi des études en Haïti et aux États-Unis. Parmi ses partisans figure la star du hip-hop Wyclef Jean, qui voulait, lui aussi, se présenter à la présidentielle mais a été déclaré inéligible. En tant que chef de l'État, "Sweet Micky" aura la lourde tâche de reconstruire la capitale, dévastée par le séisme qui a fait 316 000 morts. Organisé alors que le pays se remettait à peine du tremblement de terre, le premier tour de la présidentielle s'est déroulé dans la plus grande confusion. Accusations de fraude et manifestations de rue ont suivi le scrutin. D'après les résultats préliminaires, le second tour devait opposer le candidat du pouvoir Jude Célestin à Mirlande Manigat, mais une mission d'experts de l'Organisation des États américains (OEA) a jugé que le premier devait être écarté au profit de Michel Martelly, initialement donné en troisième place avec 7 000 voix de retard.

lundi 4 avril 2011

Radio-Canada
International
 
Michel Martelly serait le vainqueur de l'élection présidentielle en Haïti

 

 

Michel Martelly
Photo: AFP/Thony Belizaire
Michel Martelly

Michel Martelly a remporté le deuxième tour de l'élection présidentielle haïtienne, qui a eu lieu le 20 mars, selon un responsable du Conseil électoral provisoire cité par l'agence Reuters.
Les résultats préliminaires du deuxième tour doivent être divulgués un peu plus tard lundi.
Le chanteur populaire Michel Martelly, favori des sondages, s'opposait à l'ancienne première dame, Mirlande Manigat. Selon un administrateur du Conseil électoral, M. Martelly aurait obtenu près de trois fois plus de votes que sa rivale.
Les Haïtiens craignent que des violences n'éclatent à la suite de l'annonce des résultats, comme cela avait été le cas à l'issue du premier tour. Les manifestations, qui avaient fait plusieurs morts, avaient forcé les autorités à revoir les résultats et à réintégrer Michel Martelly dans la course, au détriment du candidat du pouvoir, Jude Célestin.
Lundi, des policiers et des soldats des Nations unies ont été déployés dans les rues du pays pour empêcher tout débordement. Plusieurs commerces ont barricadé leur vitrine en prévision de l'annonce des résultats du vote. Dans les derniers jours, de nombreux Haïtiens se sont rués dans les supermarchés et les banques, à Port-au-Prince, pour faire des provisions.

Les candidats Mirlande Manigat et Michel Martelly
Photo: AFP/Thony Belizaire
Les candidats Mirlande Manigat et Michel Martelly

Initialement, les résultats préliminaires devaient être annoncés le 31 mars, mais des fraudes et des irrégularités massives ont forcé les autorités à repousser cette date, le temps d'écarter les procès-verbaux irréguliers.
Depuis le vote, les deux camps ont respectivement annoncé leur victoire, au mépris de l'Organisation des États américains qui recommandait d'attendre les résultats officiels pour ne pas nuire au bon déroulement du processus électoral.
Les résultats définitifs de la présidentielle devraient être dévoilés le 16 avril.
Sources: Radio-Canada.ca avecAgence France Presse et Associated Press

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