samedi 6 décembre 2014


Liga : Places et Spectateurs




Capacité des stades

places

1
Camp Nou

99 354


2
Santiago Bernabéu

85 454


3
Mestalla

55 000


4
Vicente Calderón

54 851


5
 Bilbao
San Mamés
53 332








Affluences cumulées

nb spectateurs

1


459 522


2


446 179


3


338 869


4


293 434


5


270 400








Meilleures affluences de la saison
journée
nb spect.

1

9
85 450


2

3
85 253


3

3
80 181


4

12
78 283


5

7
77 987




sport.fr

Ronaldo porte un Real record



Ronaldo a signé son 200e but en championnat avec le Real Madrid devant le Celta de Vigo (3-0).
 
Ronaldo a signé son 200e but en championnat avec le Real Madrid devant le Celta de Vigo (3-0). (Reuters)
Compte-rendu

Le Real Madrid a un extra-terrestre dans ses rangs. En se fendant d'un triplé contre le Celta de Vigo (3-0), Cristiano Ronaldo a offert une 18e victoire consécutive à son équipe toutes compétitions confondues dans le cadre de la 14e levée de Liga. Le Portugais a lui signé son 200e but en 178 matches de championnat d'Espagne...


Évacuons cela de suite : pour les afficinados et autres socios du Real Madrid, ce n'était certainement pas le plus beau match disputé par le Real Madrid sous l'ère Carlo Ancelotti. Mais en disposant finalement, et aisément, du Celta de Vigo (3-0) dans le cadre de la 14e journée de la Liga, le Real Madrid a battu l'un de ses records (17 victoires consécutives) et égalé celui qui était jusque-là détenu par le FC Barcelone de Frank Rijkaard version 2005-2006. Celui qui comptait dans ses rangs des stars tels Ronaldinho, Samuel Eto'o, Henrik Larsson ou, encore, un petit jeune pratiquement inconnu du haut de ses 19 ans, un certain Lionel Messi.
Ce samedi soir, ce FCB-là a donc été rejoint par ses rivaux madrilènes qui ont engrangé, devant les Galiciens, une dix-huitième victoire consécutive toutes compétitions confondues après avoir vaincu, en milieu de semaine, Cornella (1-4), une formation de D3, en 16e de finale de la Coupe du Roi. Avec les seuls James Rodriguez et Asier Illarramendi en rescapés de ce match au coup d'envoi, les Madrilènes ont certes eu un mal fou à déstabiliser le bloc des Celticos, mais ont encore pu compter sur leur joyau Cristiano Ronaldo. Et un peu, il est vrai, sur l'arbitre du match M. Undiano Mallenco.
Car, pour propulser sa formation sur les rails de ce 18e succès de rang, le Portugais a d'abord obtenu un penalty des plus généreux sur un léger accrochage à l'entrée de la surface. Mais au moins, "CR7" ne tremblait pas au moment de transformer la sentence peu après la demi-heure de jeu (36e, 1-0). Pas franchement malheureux de mener à la pause, l'actuel leader du championnat bénéficiait ensuite d'un peu de réussite pour réaliser le break de volée sur un centre de Kroos mal repoussé et repris par son meilleur joueur (65e, 2-0). Entendu, le sort du match l'était déjà, mais l'ailier gauche du Real comptait bien ajouter une 23e réalisation en 13 journées, histoire aussi d'inscrire son 200e but en 178 matches de championnat. Le Real Madrid en mode record, son double Ballon d'Or ne pouvait que s'y associer pleinement en reprenant un centre au millimètre de Marcelo côté opposé (81e, 3-0). Contre Ludogorets, dans trois jours en Ligue des champions, le Barça 2005-2006 pourrait peut-être passer aux oubliettes. Et d'autant plus si Cristiano Ronaldo se montrait sous son meilleur jour..

Liga: Le Real Madrid s'impose, triplé de Ronaldo

 

 
Reuters
Le FC Barcelone 2005-2006 de Rijkaard n'est plus seul au monde en Espagne. Ce samedi, le Real Madrid a aligné une 18e victoire consécutive toutes compétitions confondues, record du Barça de cette période égalé, en écartant le Celta de Vigo (3-0), dans le cadre de la 14e journée du championnat d'Espagne.
Avec Benzema titulaire, les Merengues ont pris le meilleur sur les Galiciens grâce à un triplé de leur star Cristiano Ronaldo (36e sp, 65e, 81e).
Du coup, avant la réception en Ligue des champions, mardi prochain, de Ludogorets, les Madrilènes comptent désormais quatre points d'avance sur leur voisin de l'Atlético de Madrid au sommet du classement espagnol.

Barcelone : Suarez vampirisé par Messi

Par Maxime Deloffre 
 
Meilleur buteur de Premier League la saison passée, Luis Suarez a déserté, contraint, l'axe au FC Barcelone. Chassé par Lionel Messi, il occupe, parfois hésitant, un couloir droit où ses qualités de buteur ont plus de mal à s'exprimer.

Barcelone : Suarez vampirisé par Messi

Luis Suarez découvre un autre registre au Barça.



Demandez à des supporters de Liverpool, ils vous diront que ce n'est plus le même joueur. Luis Suarez, de retour à la compétition après avoir purgé sa longue suspension, a rapidement trouvé une place de titulaire au FC Barcelone. Mais pas en pointe, poste déjà occupé par l'inamovible Lionel Messi.

Messi-dépendance face au but
Autant dire que, hormis une blessure de l'Argentin, El Pistolero est condamné à jouer dans le couloir droit pour le reste de la saison au moins. A court de rythme pour ses premiers matchs, compréhensible après 4 mois sans réelle compétition à disputer, l'ancien buteur des Reds à retrouver sa forme physique, mais toujours pas le chemin des filets en Liga, en 5 apparitions.

Suarez devra s'adapter...
Son seul but cette saison a été inscrit en Ligue des Champions contre l'APOEL Nicosie, lors de la large victoire 4-0. Les trois autres buts sont tous l'oeuvre de Lionel Messi. Et le papier à musique ne devrait guère évoluer. «Ce n'est pas facile dans une équipe où vous avez une figure aussi dominante que Messi» , a relevé Arsène Wenger pour le Guardian.
A 27 ans, Suarez va devoir développer un nouvel aspect de son jeu, et redoubler d'efforts pour tromper les gardiens adverses. Son palmarès s'enrichira certainement dans les années à venir. Son compteur de buts risque en revanche de marquer le pas.

Selon vous, Luis Suarez peut-il s'accommoder rapidement à ce nouveau poste ? N'hésitez pas à réagir dans la rubrique «commentaires» ci-dessous.

Avalé vivant par un anaconda pour une émission de télévision: Il l'a fait

Paul Rosolie se laisserait manger vivant pour un show télé à paraître sur la chaîne Discovery.
 
Paul Rosolie se laisserait manger vivant pour un show télé à paraître sur la chaîne Discovery. - Capture d'écran / Twitter
20minutes.fr avec AFP

Amoureux de la forêt amazonienne, Paul Rosolie voulait frapper les esprits pour dénoncer sa destruction. Ce défenseur américain de l'environnement a décidé de se faire avaler vivant par un anaconda, pour un documentaire choc bientôt diffusé dans des dizaines de pays.
Ces prédateurs, considérés comme les plus gros serpents au monde, étouffent généralement leur proie avant de l'ingérer. Aucun homme n'avait jamais tenté le défi, dont les détails n'ont pas été divulgués, pour garder le suspense de l'émission de la chaîne Discovery. Mais le jeune Indiana Jones de l'environnement en est sorti vivant et fier, affirmant même que l'aventure avait été pour lui «un privilège». Avec quand même la peur de mourir étouffé.

Toutes les précautions prises pour qu'il ne meure pas étouffé

L'idée, explique-t-il à l'AFP, «est venue après avoir passé dix ans dans la forêt amazonienne et son habitat. Tout le monde sait qu'elle disparaît, mais il n'y a pas assez de gens qui y font attention. Nous avons donc voulu faire quelque chose qui choque vraiment les gens, et provoquer des réactions».
Toutes les précautions ont été prises pour qu'il ne meure pas étouffé. Des experts lui fabriquent d'abord une combinaison spéciale en fibre de carbone, équipée de caméras, d'un système pour respirer, et d'un autre pour communiquer avec l'extérieur. «Nous ne savions pas si cela allait marcher, si j'allais être avalé par l'anaconda. Mais nous voulions être sûrs que je n'étoufferais pas.»

D'abord, trouver un serpent

Il a fallu ensuite trouver un anaconda dans la jungle amazonienne au Pérou. «Soixante jours dans la jungle, marchant, campant, explorant les marécages la nuit», raconte Paul Rosolie, en soulignant les dangers d'une telle expédition. Un premier anaconda est tellement énorme, plus de 7,5 mètres de long pour quelque 135 kilos, que l'équipe ne peut pas s'en saisir. Un serpent femelle de 6 mètres fera l'affaire.
«Il n'a pas immédiatement essayé de me manger. Il a essayé de s'échapper», raconte Paul Rosolie. «Mais quand je l'ai provoqué, et ai commencé à agir plus comme un prédateur, alors il s'est tourné et s'est défendu.» L'explorateur, avalé tête la première, passera selon lui une heure à l'intérieur. «Avec la combinaison spéciale, et bougeant avec le serpent, c'était dur de garder la notion du temps.» Durant tout ce temps, il parle avec son équipe à l'extérieur.
«J'aime cette espèce, c'est une créature magnifique. Faire ça était un privilège. Vous vous confrontez à l'un des plus grands prédateurs de la planète et faites quelque chose que personne n'a fait avant vous. J'étais très enthousiaste, mais j'étais bien sûr un peu nerveux», ajoute-t-il. Il dit avoir craint surtout les éventuels ennuis techniques: «Que le système de communication tombe en panne, ou celui permettant de respirer, ou les deux. Et je n'aurais pas pu ressortir, et j'aurais étouffé.»

Rien n'a été fait qui ne se produise pas dans la nature

Il ne raconte pas comment il a recouvré sa liberté, mais insiste sur le fait que rien n'a été fait qui ne se produise pas dans la nature. «Les serpents régurgitent souvent s'ils mangent quelque chose et qu'un prédateur survient. Ils doivent abandonner leur repas afin de s'échapper», explique-t-il.

>> A lire Avalé par un anaconda: le public ne veut pas voir ça

«Nous n'avons pas forcé le serpent à faire quoi que ce soit qui sorte de l'ordinaire. C'était un risque pour moi, mais jamais un risque pour le serpent», insiste-t-il en soulignant que la femelle anaconda «va bien».
Après l'annonce de l'émission, certaines critiques ont cependant été féroces, notamment du groupe de défense des animaux PETA qui a dénoncé un «coup publicitaire» et affirmé que si c'était vrai, le serpent avait été «tourmenté pour des taux d'audience». Rosolie dit même avoir reçu de nombreuses menaces de mort. Il en sourit, préférant insister sur son objectif de choquer pour sensibiliser le plus grand nombre.
«En faisant une émission plus populaire, plus excitante, et en même temps qui a du sens, vous élargissez les horizons des gens qui vont aimer l'Amazonie.» Et il souligne qu'une collecte de fonds pour protéger l'Amazonie sera associée à l'émission, qui a aussi selon lui permis de mener une première étude des anacondas dans leur habitat.
Discovery en tout cas attend au moins 3 millions de téléspectateurs aux Etats-Unis et des millions d'autres dans le monde. Dévoré vivant sera diffusé dimanche soir aux Etats-Unis, puis le 10 décembre en Finlande, au Danemark, Hongrie, Pologne et Suède, le 12 en Australie, Nouvelle Zélande et Royaume-Uni, avant d'être étendu à d'autres pays dont la Chine et l'Inde.

Les 10 villes les plus chères d’Afrique

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 Luanda, capitale de l'Angola, est la ville la plus chère du monde. Opan access/Fabio Vanin
 
Luanda, la capitale de l’Angola, est la ville la plus chère du monde pour les expatriés, plus que Tokyo, Moscou, Londres ou New York, selon le classement 2014 du cabinet d’études américain Mercer. Les prix flambent dans toutes les villes où coule de l’or noir : Ndjamena, Libreville et Lagos, mais les pétrodollars n’expliquent pas tout. Dix villes africaines, parmi lesquelles Bamako, Conakry et Dakar figurent aussi parmi les 50 villes les plus chères du monde.

Luanda, la ville la plus chère du monde
Dans la capitale de l’Angola, second producteur de pétrole en Afrique après le Nigeria, tout se compte en dollars. Les expatriés y réfléchissent à deux fois avant de sortir le soir. Le moindre verre coûte 20 euros, et le double pour un dîner au restaurant. Dans les fast-foods, des formules de base à 11 euros coûtent encore deux fois plus cher qu’à Bruxelles… Le salaire d'un policier de base s'élève à 320 euros par mois. Les logements neufs se vendent autour de 1 700 euros le mètre carré, mais les loyers sont hors de prix : 2 500 euros par mois pour un studio, jusqu’à 7 500 euros pour une maison. Depuis la crise financière de 2008, la ville attire une nouvelle vague d’immigration en provenance du Portugal. Des personnes attirées par l’emploi et les gros salaires qui correspondent au standing angolais.

Ndjamena, pétrodollars et nouveaux buildings
L’effet pétrole joue aussi dans la capitale du Tchad, même si le pays reste l’un des plus pauvres de la planète – 184e sur 187 pays, selon l’Indice de développement humain (IDH). Ndjamena n’en est pas moins la seconde ville la plus chère du monde dans le classement Mercer. Elle surpasse Hong Kong, Singapour, Zürich, Genève et Tokyo. Folie des grandeurs ? La Cité internationale des affaires, un complexe en chantier, comprendra deux tours de 23 étages. Un projet commandé par le président Idriss Déby à l’architecte sénégalais Pierre Goudiaby, pour un coût de 366 millions d’euros.
Victoria, paradis fiscal des Seychelles

La 13e ville la plus chère du monde n’est autre que la capitale des Seychelles. Située sur Mahé, la plus grande île de cet archipel de l’océan Indien (jadis nommée Abondance), cette ville de 25 000 habitants encaisse de fortes sommes d’argent en devises grâce au tourisme haut de gamme, aux exportations de vanille, de savon et d’écailles de tortue, mais aussi parce qu’elle est un paradis fiscal très discret. Depuis 2001, une loi empêche les étrangers de régler leurs notes d’hôtel en roupies des Seychelles. Ces îles sont aussi devenues un terrain de jeu pour les expatriés qui s’ennuient à Dubaï, à quelques heures d’avion. Yachts de luxe et villas de rêve se traduisent par des notes très salées, dans le moindre hôtel ou restaurant.

Libreville, l’Afrique chic
La capitale du Gabon arrive 19e dans le classement Mercer, après New York (Etats-Unis), Shenzhen (Chine) et Tel-Aviv (Israël) et juste avant Kinshasa. Pour une virée dans les hauts-lieux du luxe et les bas-fonds de cette ville pétrolière d’Afrique centrale, il faut lire les romans policiers de Janis Otsiemi. Où l’on apprend que « bongo » n’est pas seulement le patronyme des présidents, père et fils, qui dirigent le pays depuis 1967, mais aussi le petit nom qu’on donne à l’argent. Gros sujet de préoccupation pour tous les frappés du « mal de poche » : 20% de chômeurs et 33% de pauvres.

Kinshasa flambe en billets de 100 dollars
Forte dépendance vis-à-vis des importations, taux de change défavorable, circulation de très grosses sommes pour cause de commerce illégal de diamants et de minerais : tous les ingrédients sont réunis pour rendre la vie très chère à Kinshasa. Cent dollars, c’est le prix d’un dîner dans un restaurant huppé ou d’un taxi loué à la journée. Beaucoup de Kinois en sont réduits, pour se chausser, à se contenter de simples « babouches » (tongs en plastique), et pour se nourrir, à cultiver des légumes sur les trottoirs. Même les administrations du pays exigent d’être payées en billets verts et ne rendent la monnaie qu’en liasses de francs congolais.

Lagos et ses îles huppées
Cette mégalopole de 12 millions d’habitants est la 25e ville la plus chère du monde. Pour des raisons liées à la sécurité, expatriés et millionnaires nigérians vivent concentrés à Ikoyi et Victoria Island, deux îles huppées du centre-ville qui donnent sur la lagune. Là, un gin tonic est facturé 24 euros, trois fois plus cher qu’à Paris. Eko Atlantic City, le futur « Dubaï de l’Afrique », une extension du quartier d’affaires de Lagos Island, verra bientôt des buildings se dresser sur une île artificielle en cours de construction. Même à Lekki, un quartier de la classe moyenne et supérieure, on ne trouve aucun deux-pièces à moins de 1 300 le mois, payable d’avance sur 24 mois, sans compter le générateur, qui pompe 5 euros de diesel par jour au bas mot.

Brazzaville, une ville qui carbure à deux vitesses
Le grand jeu à Brazzaville consiste à montrer qu’on a de l’argent, à faire son shopping le week-end à Paris ou partir fêter son anniversaire à New York… L’élite sort dans des restaurants comme le Mami Wata, au bord du fleuve Congo, où l’on paie 60 euros son repas et 5 euros la bière. Au Nénuphar, un restaurant sympathique situé en face du marché Plateau, un gros poisson coûte encore 45 euros. Alors que les maisons du centre-ville se louent 1 500 euros, les loyers dans le quartier populaire de Bacongo vont de 60 à 150 euros. Les comptes sont vite faits, pour un instituteur au Congo, sachant qu’il ne gagne pas plus de 60 euros par mois.

Bamako, l’effet crise et Minusma
Devenue la 29e ville la plus chère du monde, juste après Brazzaville, Bamako reste la capitale d'un pays sahélien et pauvre, le Mali. Elle est pénalisée par l’effet de la crise politique de 2012 et 2013 sur son économie, avec la hausse des prix des produits alimentaires et du carburant. Le déploiement en juin 2013 d’une imposante Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (Minusma), 12 600 personnes en uniforme, a fait flamber les prix : le marché s’ajuste au pouvoir d’achat élevé des casques bleus et des fonctionnaires onusiens.

Conakry paie les lacunes du service public
Classée 34e ville la plus chère du monde, la ville portuaire a gagné 12 places en 2014 dans le classement Mercer. Qu’est-ce qui coûte si cher dans la capitale guinéenne, en dehors d’un verre ou d’une nuit au nouvel hôtel Palm Camayenne, le premier cinq étoiles de la ville ? Réponse : les lacunes du service public ! Il faut payer l’essence du générateur, à raison d’un euro le litre, si l’on veut un minimum d’électricité. Et prendre sa voiture pour aller puiser de l’eau, afin de remplir des bidons qu’on stocke ensuite chez soi. Les appartements de luxe pour expatriés, avec eau, électricité et sécurité, se louent 2 000 euros par mois. Poster un gardien devant sa maison coûte au moins 50 euros par mois, tandis qu’un instituteur, avec son salaire de 35 euros, peut à peine s’acheter deux sacs de riz par mois.

Dakar, le casse-tête de la dépense quotidienne
A Dakar, 40e ville la plus chère du monde, trois places avant Abidjan, l’argent file à toute vitesse. Il faut sortir un billet de 1 000 francs CFA (1,50 euro) pour un kilo de sucre et juste un peu moins (1,20 euro) pour un litre d’essence. La préparation d’un yassa-poulet pour 8 personnes coûte plus de 10 euros - le prix d’un seul plat dans les restaurants chics. Les logements neufs au Plateau, le centre-ville, se vendent à 1 500 euros le mètre carré, aussi cher qu’aux Deux-Plateaux à Abidjan. Les prix ont flambé avec la crise ivoirienne de 2 000, qui a vu une cohorte de fonctionnaires internationaux et d’expatriés se rabattre sur Dakar. Un instituteur ne gagne pas plus de 300 euros par mois au Sénégal et un ministre 6 fois plus - sans compter les indemnités, logement et voiture de fonction qui font toute la différence…
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