mardi 2 juillet 2013

Coupe des "conf", le bilan

Coupe des "conf", le bilan

Les supporters auriverde étaient en fête. (Reuters)
Les supporters auriverde étaient en fête. (Reuters)
La Coupe des confédérations 2013 a été un excellent cru. Au-delà de la victoire du Brésil contre l'Espagne, l'ensemble des matches a été très plaisant à suivre. Les protestations des Brésiliens dans la rue posent toutefois question.

L'atmosphère

L’ambiance dans les stades et la qualité des matches, presque tous sans exception, ont rendu cette Coupe des confédérations franchement intéressante. Comme en 2009, le caractère sans trop d’enjeu d’une compétition qui regroupe néanmoins les équipes types de très grandes nations mondiales a permis d’observer des rencontres débridées et de haute qualité technique. Mais il y a évidemment un hic à l’environnement global: les manifestations récurrentes des Brésiliens aux abords des stades, à propos du coût à venir du Mondial 2014. "Il n’y a aucun plan B, a rappelé le secrétaire général de la Fifa Jérôme Valcke en conférence de presse. On n’a eu aucune autre proposition."

Les joueurs

Le monde entier n’a qu’un mot à la bouche: Neymar. "Restons calmes, gardons les pieds sur terre", stoppe toutefois la star de 21 ans. Deux images restent notamment du futur Barcelonais: son festival dans la surface face au Japon, et surtout sa frappe sublime en finale qui a laissé Casillas pantois. Son nouveau coéquipier en club Andrés Iniesta a aussi justifié son rang, alors que le Brésilien Paulinho s’impose comme la principale révélation avec Fred, meilleur buteur du championnat brésilien mais qui a profité d’une exposition internationale. Les affrontements débridés ont aussi permis de faire briller les gardiens: Julio Cesar s’est rappelé au bon souvenir du football et ne devrait pas rester longtemps aux Queens Park Rangers, alors que Gianluigi Buffon, à 35 ans, est toujours au top.

La Seleçao et la Roja

Côté sportif, le Brésil laisse bien sûr la plus forte impression. Sa démonstration face à l’Espagne (3-0) a amené un espoir incroyable au pays. "J’aurais vraiment aimé que ce soit le Mondial, a tempéré le gardien Julio Cesar devant les journalistes. Mais on est ravis, et c’était une expérience incroyable." A l’inverse, hormis sa première période contre l’Uruguay, l’Espagne a paru moins brillante qu’à l’accoutumée. Les champions du monde et doubles champions d’Europe n’avaient plus pris un 3-0 en match officiel depuis 1985, et n’étaient pas restés 2 matches sans marquer depuis 2003. "Mais quiconque pense que cette équipe est finie devrait y réfléchir à deux fois", prévient Iker Casillas. Les Bleus, qui avaient aussi pris 3-0 le mois dernier, se sentent quand même moins seuls.

Les autres

La touche d’exotisme a été apportée par Tahiti. Mais le souvenir qui restera n’est pas positif: un 10-0 encaissé face à l’Espagne. Le sentiment est mitigé pour l’Uruguay, qui n’a pas profité à plein de son duo offensif composé de Luis Suarez et Edinson Cavani. Le Nigeria n’a pas démérité, alors que le Mexique n’a montré que quelques bribes face au Brésil. Le Japon a pour lui d’avoir participé à ce fabuleux match contre l’Italie (défaite 4-3), une Squadra Azzurra qui peut en revanche sortir à peu près satisfaite de sa quinzaine, avec un revers aux tirs au but devant l’Espagne en demies. "On a réussi le test, en dépit du résultat, assure Cesare Prandelli. L’Espagne est devant nous mais s’est forgée sur plusieurs années, on doit construire notre propre chemin. On est sur la bonne voie."

L’AS Petit-Goâve intègre le top 6

L’AS Petit-Goâve intègre le top 6

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Victorieuse au bout du suspense (3-2) du Victory SC, au stade Sylvio Cator, et ce, à la surprise quasi générale, l’équipe de l’AS Petit-Goâve en a profité pour intégrer pour la première fois de la saison le top devant disputer le titre de champion de la compétition reine du pays. En revanche, l’AS Mirebalais qui a subi la loi du Racing Club Haïtien, est éjecté dans la zone dangereuse. La dernière victoire de la 21e journée est à mettre au crédit du Baltimore SC, vainqueur sur la plus petite des marges (1-0) face au Don Bosco SC.

Pour le reste, que des matches nuls à signaler. Ainsi, il n’y a pas eu de vainqueur entre le Valencia FC et le Cavaly AS dans le derby Léogânais. Les deux mastodontes se sont quittés sur le score de (0-0), et avec deux joueurs expulsés dont un de chaque côté. Foreste Sonthonax dans le camp du Cavaly AS, et Samuel Mardochée Pompée pour le Valencia FC. Au terme de cette rencontre, le cheval rouge galope encore dans la zone rouge.  

En déplacement à Petit-Goâve, le Tempête FC a failli prendre la longueur de l’América FC. Au cours de la rencontre, l’un de ses joueurs a loupé un penalty. Au final, le match s’est soldé sur le score de (0-0), mais le Tfc conserve sa sixième place bien qu’à égalité de points avec l’AS Mirebalais (27). Cependant, les Saint-Marcois s’étaient emparés de (4 des 6) points mis en jeu face aux Mirebaliens. Même cas de figure entre le Fica et l’Aigle Noir AC, ils se sont neutralisés sur le score de parité de (0-0).  

Il ne reste qu’une journée à jouer avant la fin de la saison régulière, et les équipes du Valencia FC (38 points), champion de la saison régulière (ce qui lui donne droit automatiquement à 5.000 dollars US), du Baltimore (33 points), du Racing Club Haïtien (32 points) sont déjà assurées de jouer en D1 l’an prochain, et de se mesurer pour la conquête du titre suprême de la saison.

Entre-temps, trois équipes sont en ballottage favorable pour avoir droit aux deux autres places disponibles pour la conquête du trophée récompensant le vainqueur du championnat national de D1. Ce son respectivement, l’AS Petit-Goâve (28 points), le Tempête FC (27 points) et l’AS Mirebalais (27 points).

Parallèlement, les équipes du Don Bosco (19 unités) et de l’América (20) points sont déjà condamnées dans la course pour rester en D2. Cependant, les équipes du Cavaly AS, du Victory SC et du FICA, 24 points chacune, ont une chance très minime de rattraper le Tempête FC et l’AS Mirebalais.

Résultats de la 21e journée

Samedi 29 juin 2013

Victory SC (Jacmel) – AS Petit-Goâve: 2-3 Junior Delva 19’ et 65’ (Vict); Roger Guillerme 45’, Chadley Germain 88’ et Ernst Raymond Feurimat 90’ (Aspg)

Dimanche 30 juin 2013

Valencia FC (Léogâne) – Cavaly AS (Léogâne): 0-0

Baltimore SC (Saint-Marc) – Don Bosco FC (PV): 1-0 Johnny Jean 47' (Bal)

Fica (Cap-Haïtien) – Aigle Noir AC (P-au-P): 0-0

Racing Club Haïtien (P-au-P) – AS Mirebalais: 2-1Frantzy Dort 26' et Ernst Jean Francois 50' (Rch), Frantz Pierre 33' (Asm)

América FC (Cayes) – Tempête FC (Saint-Marc): 0-0

Classement

1-Valencia FC: 38 points 26BP – 10BC (+16)

2-Baltimore SC: 33 points 19BP – 15BC (+4)

3-Racing Club Haïtien: 32 points 18BP – 17BC (+1)

4-Aigle Noir AC: 30 points 22BP – 18BC (+4)

5-AS Petit-Goâve: 28 points 15BP – 14BC (+1)

6-Tempête FC: 27 points 16BP – 18BC (-2)

………………………………..

7-AS Mirebalais: 27 points 18BP -19BC (-1)

8-Cavaly AS: 24 points 10BP – 9BC (+1)

9-FICA: 24 points 14BP – 19BC (-5)

10-Victory SC: 24 points 16BP – 23BC (-7)

11-América FC: 20 points 12BP – 15BC (-3)

12-Don Bosco FC: 19 points 17BP – 25BC (-8)
ashaps

lundi 1 juillet 2013

Le Brésil gifle l’Espagne (3-0) en finale de la Coupe des Confédérations 2013

Le Brésil gifle l’Espagne (3-0) en finale de la Coupe des Confédérations 2013

A un an de son Mondial, le Brésil a frappé un grand coup en corrigeant l’Espagne (3-0), championne du monde et double championne d'Europe en titre, dimanche lors de la finale de la Coupe des Confédérations. Chez eux, les Auriverde, emmenés par un grand Neymar - encore buteur -, ont envoyé un message fort. Fred a signé un doublé. La Roja a vécu un cauchemar.

Cette Seleçao a le talent - Football - Coupe des ConfédérationsAFP Le Brésil ne pouvait pas rêver meilleure répétition à un an de son Mondial. La Seleçao a remporté sa troisième Coupe des Confédérations consécutive, la quatrième de son histoire, en dominant brillamment l'Espagne (3-0), championne du monde et double championne d'Europe en titre, dimanche soir au Maracana. Fred a confirmé sa forme étincelante jusqu'au bout de cette compétition en signant un doublé (2e, 48e) tandis que Neymar avait marqué le but du break brésilien juste avant la pause (44e).
La formation de Luiz Felipe Scolari a basé son succès sur une entame de match parfaite, concrétisée dès la 2e minute par un but opportuniste de Fred sur un centre de Hulk cafouillé par la défense espagnole (1-0, 2e). Grâce à un pressing tout terrain, l'équipe auriverde a réussi le tour de force de dominer la Roja dans l'entrejeu. Elle a aussi su être efficace dans les moments les plus importants. Neymar a doublé la mise juste avant la pause d'une frappe du gauche sous la barre après un décalage d'Oscar (2-0, 44e) avant de réussir une feinte géniale pour envoyer Fred dans un duel victorieux face à Iker Casillas juste après la reprise (3-0, 48e).
L'Espagne n'est jamais parvenue à contrarier ce Brésil euphorique. A l'inverse, la Roja a connu une soirée cauchemardesque au Maracana. Un sauvetage improbable de David Luiz sur une tentative de Pedro (41e) juste avant le deuxième but brésilien laissait déjà présager la soirée sans pour les hommes de Vicente del Bosque. Elle a été confirmée en seconde période, avec un penalty manqué par Sergio Ramos suite à une faute de Marcelo sur Jesus Navas (55e), puis avec l'expulsion de Gerard Piqué, coupable d'une faute sur Neymar en position de dernier défenseur (68e). La chute de l'invincible armada n'en a été que plus lourde. Mais sa volonté de confirmer son titre mondial l'an prochain n'en sera que plus importante.
Le Brésil gifle l’Espagne (3-0) en finale de la Coupe des Confédérations 2013 - Football - Coupe des Confédérations

L'analyse tactique de Brésil - Espagne (3-0) montre que le Brésil s'est inspiré du Bayern

L'analyse tactique de Brésil - Espagne (3-0) montre que le Brésil s'est inspiré du Bayern

Brésil3 - 0Espagne

Un triomphe ? Sur le plan tactique, la finale de la Coupe des confédérations Brésil - Espagne (3-0) s'y apparente. Appliquant à merveille quelques points du plan de jeu du Bayern face au Barça, les Brésiliens ont confirmé qu’il fallait désormais les considérer comme un véritable collectif et plus une somme d'individualités.

Brésil - Espagne, quelque chose de Bayern - Barça - Football - Coupe des ConfédérationsGetty Images Facteur numéro un : la pression brésilienne
C’est un onze-type brésilien au complet qui a débuté la finale. Malgré les difficultés rencontrées face à l’Uruguay au tour précédent, Luiz Felipe Scolari n’a rien touché et reconduit tous ses titulaires (Julio César – Daniel Alves, Thiago Silva, David Luiz, Marcelo – Luiz Gustavo, Paulinho – Hulk, Oscar, Neymar – Fred). Côté espagnol, Vicente Del Bosque devait une nouvelle fois faire sans Fabregas. Au tour précédent, Silva en avait profité pour débuter ; cette fois, c’est Mata qui s’est retrouvé sur l’aile gauche, complétant le trio d’attaque avec Pedro et Torres (Casillas – Arbeloa, Piqué, Ramos, Alba – Busquets, Xavi, Iniesta – Pedro, Mata, Torres).
D’entrée de jeu, le Brésil a pris l’ascendant en mettant la pression sur la relance espagnole. A tour de rôle, les quatre attaquants ont fait les efforts sur chaque passe en retrait, allant gêner Piqué, Ramos et Busquets dans leurs transmissions. Le milieu de terrain du Barça a été particulièrement perturbé par Oscar, décidément toujours prêts pour "agresser" les plaques tournantes des systèmes de jeu adverses (cf. ses travaux sur Pirlo lors du premier Chelsea-Juve de la saison, puis face à l’Italie plus tôt dans le tournoi).
L\'analyse tactique de Brésil - Espagne (3-0) montre que le Brésil s\'est inspiré du Bayern - Football - Coupe des Confédérations

Ce premier travail défensif abattu par les attaquants n’aurait évidemment été d’aucun intérêt si le reste du bloc ne l’avait pas accompagné. Calqués sur l’organisation espagnole, tous les "défensifs" du Brésil réagissaient aux mouvements de leurs adversaires directs. Ainsi, Paulinho et Luiz Gustavo restaient au contact de Xavi et Iniesta lorsque ces derniers étaient contraints de revenir dans leur camp pour aider à la remontée des ballons. Même chose pour Daniel Alves et Marcelo face à Mata et Pedro. Enfin, David Luiz et Thiago Silva se partageaient Fernando Torres, cherchant à le devancer sur les transmissions qui lui étaient adressées. Ne laissant aucun répit aux axiaux espagnols, les Brésiliens ont forcé leurs adversaires à passer par les couloirs et à utiliser les relais de ses latéraux, seuls "oubliés" par leur système, pour atteindre la ligne médiane. La formule qui avait fonctionné avec l’Italie a aussi marché face à l’Espagne (lire : Rapport : le Brésil de Scolari). Complètement dépassée, la Roja a craqué dès la deuxième minute de jeu après une action lancée par David Luiz, sur un changement de jeu à destination de Hulk (dominateur face à Jordi Alba). Déjà, le Brésil avait réussi son premier pari : concrétiser au tableau d’affichage les efforts réalisés pour étouffer son adversaire (ce que n’avait par exemple pas réussi à faire le Borussia Dortmund lors de la finale de Ligue des champions).
Facteur numéro deux : la relance brésilienne
Au-delà de son excellent comportement défensif, le Brésil a aussi pris le dessus dans ce match en trouvant les solutions pour se défaire des tentatives de pressing espagnol. En début de partie, celles-ci se faisaient rares, la Roja ne parvenant tout simplement pas à s’installer au milieu de terrain pour ensuite occuper le camp adverse. Forcés de défendre sur Marcelo et Daniel Alves, très important dans les circuits offensifs brésiliens, Pedro et Mata ne pouvaient pas épauler Torres en première ligne.
Du coup, ce sont Iniesta et Xavi qui sont sortis à tour de rôle à hauteur de leur attaquant, pour s’opposer aux défenseurs centraux adverses. Mais le reste du bloc ne suivait pas. Seul devant la défense, Busquets devait à la fois surveiller Oscar et parfois gérer avec les appels de Neymar ou Hulk dans sa zone (comme Marchisio et Candreva lors de la demi-finale). Une fois de plus, le milieu du Barça a souffert de l’absence de Xabi Alonso à ses côtés. L’Espagne n’a jamais su gêner les sorties de balle de son adversaire, qu’il choisisse de jouer court ou de sauter la paire Luiz Gustavo-Paulinho et alerter directement ses attaquants.
L\'analyse tactique de Brésil - Espagne (3-0) montre que le Brésil s\'est inspiré du Bayern - Football - Coupe des Confédérations

Le second but du Brésil a d’ailleurs bien illustré ce problème puisque tout est parti d’une relance de Daniel Alves sur Hulk. Résistant à la charge de Busquets, plus en mesure de le défier physiquement que Jordi Alba, ce dernier a remis le ballon dans la course d’Oscar. Le milieu des Blues est ensuite parti défier la défense espagnole, laissée sans protection. La passivité de cette dernière et le repli hasardeux du reste du bloc lui a même permis de temporiser et d’échanger une fois avec Neymar avant de le lancer dans la surface de réparation (2-0, 44e).
Facteur numéro trois : un Brésil "bavarois"
Peu après le quart d’heure de jeu, les attaquants brésiliens ont relâché la pression sur la relance adverse. L’Espagne a enfin eu le droit de respirer et de s’installer aux abords du rond central. Face à elle, le Brésil attendait désormais en 4-4-2 avec Fred et Oscar en première ligne pour faire face à Ramos, Piqué et Busquets. Un système de jeu qui n’était pas sans rappeler celui qui a permis au Bayern de marcher sur le Barça au printemps
A l’instar de Javi Martinez et Schweinsteiger à Munich, Luiz Gustavo et Paulinho suivaient les déplacements de Xavi et Iniesta. Ils venaient notamment combler les intervalles séparant Oscar et Fred des deux excentrés (Neymar et Hulk), zones souvent utilisées par les deux Barcelonais pour récupérer les ballons et se mettre dans le sens du jeu. Ils permettaient ainsi à leurs attaquants de ne pas avoir à quitter leurs positions dans l’axe. Fred en a même parfois profité pour relancer le pressing sur les passes en retrait espagnoles.
Lorsque les milieux brésiliens étaient contraints de se livrer de cette manière, les défenseurs prenaient le relais en serrant le marquage de leurs adversaires directs. Comme lorsque le pressing brésilien était à son apogée, Thiago Silva et David Luiz ont ainsi réagi à tous les décrochages de Torres. Dominateurs dans les duels, ils ont fait vivre une soirée difficile au futur meilleur buteur de la compétition ; preuve de leur importance, le seul duel qu’ils ont perdu en première mi-temps a offert à l’Espagne sa plus belle occasion de la partie (tir croisé de Pedro, sauvé sur sa ligne par David Luiz, 40e).
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Daniel Alves et Marcelo ont eux aussi été amenés à répondre aux mouvements de Mata et Pedro pour couvrir leurs milieux de terrain. Le premier a d’ailleurs rapidement pris le dessus sur Mata, ne lui laissant que très peu d’espaces, même lorsqu’il revenait travailler dans l’axe. Il bénéficiait en couverture du travail défensif de Hulk sur Jordi Alba. Plus puissant physiquement, l’attaquant du Zénith n’a pas eu à beaucoup s’employer pour éteindre le latéral gauche du Barça sur les phases offensives adverses.
Tout comme Neymar de l’autre côté du terrain, Hulk revenait parfois aider ses milieux de terrain lorsque les Espagnols tentaient de faire la différence balle au pied. Iniesta s’est régulièrement retrouvé avec deux voire trois joueurs sur le dos, et aucun relais susceptible de lui venir en aide. Comme face à l’Italie, les attaquants n’ont pas su répondre au défi physique imposé par les défenseurs adverses et n’ont donc pas pu être les points d’appui qui lui permettent habituellement de pénétrer dans les 25 derniers mètres. Le repli de Luiz Gustavo et Paulinho lorsqu’ils étaient dépassés (comme Pirlo-De Rossi lors de la demi-finale) empêchait en plus tout « accroc » dans la fluidité des combinaisons.
Xavi éteint, Iniesta entouré, Busquets bloqué par Oscar et Fred, les attaquants battus dans les un-contre-un… Pendant plusieurs minutes, l’Espagne n’a tout simplement eu aucun poids sur l’axe, son terrain de jeu habituel. Comme pour remonter le terrain, le jeu passait principalement par les côtés où les latéraux pouvaient faire office de relais. Mais là encore, à moins d’une passe dans l’espace (Arbeloa pour Pedro par exemple), les Espagnols se heurtaient à l’excellent positionnement de la défense brésilienne, toujours prompte à aller au contact, tout en recevant l’aide des joueurs dépassés au départ de l’action (repli de Luiz Gustavo, Paulinho, Oscar, Neymar ou Hulk…).
Comme face à l’Italie, la solution pour l’Espagne est venue de l’arrière et des prises de responsabilité de Sergio Ramos et Piqué. Oscar et Fred étant focalisés sur Busquets et les milieux qui revenaient à sa hauteur, les deux défenseurs centraux étaient souvent libres de porter le ballon pour franchir ce premier rideau. Pour le Brésil, tout se jouait alors sur la capacité des milieux à sortir sur ces porteurs de balle « imprévus » et celle des défenseurs à s’adapter pour couvrir les zones et les joueurs abandonnées.
L\'analyse tactique de Brésil - Espagne (3-0) montre que le Brésil s\'est inspiré du Bayern - Football - Coupe des Confédérations
Après 15 minutes de pause, le Brésil est revenu des vestiaires avec la même envie qu’au coup d’envoi de la partie. Et comme en première mi-temps, la défense espagnole a très rapidement craqué. Celle-ci avait pourtant décidé de jouer plus haut, Busquets complétant désormais Xavi, Mata et Pedro lorsque Iniesta sortait à hauteur de Torres pour s’opposer aux centraux brésiliens. Après un pressing gagnant de ses attaquants, Marcelo a récupéré le ballon dans le camp adverse et placé une accélération qui a éliminé tout le milieu espagnol. Derrière, les attaquants brésiliens ont fait le nécessaire pour inscrire le troisième et dernier but de la partie (Fred, 48e).
Passé ce but, les Brésiliens ont géré la fin de la partie sans difficulté majeure. Après avoir fait entrer Azpilicueta à la place d’Arbeloa à la mi-temps, Vicente Del Bosque a rapidement sorti l’atout Jesus Navas (52e, remplaçant de Mata) de son banc. En deux minutes, l’ailier droit a eu le temps de provoquer un penalty manqué par Sergio Ramos (54e). Une fois encore, son apport en terme de percussion le rendait intéressant car différent des comportements vus et contrôlés par la défense brésilienne depuis le début du match.
Luiz Felipe Scolari en a même ajusté son système de jeu en demandant à Oscar d’aller défendre dans le couloir gauche pour laisser Neymar dans l’axe en soutien de Fred. Le néo-Barcelonais a posé d’énormes problèmes en contre, profitant une fois encore de la solitude de Busquets en couverture devant la défense pour récupérer les ballons de relance. L’expulsion de Piqué (68e) a mis fin au peu de suspense qu’il restait : Busquets glissant en défense centrale, l’Espagne perdait à la fois son spécialiste défensif dans l’entrejeu et se retrouvait dans l’obligation de limiter les montées d’un Xavi déjà en souffrance depuis le début de la partie. A défaut de pouvoir revenir, les Espagnols ont tout de même su stopper l’hémorragie et éviter un score encore plus sévère.

Le Brésil marque son territoire

Le Brésil marque son territoire

La Seleçao danse la samba. (Reuters)
La Seleçao danse la samba. (Reuters)
Compte-rendu
À un an de "son" Mondial, le Brésil a donc marqué son territoire et aussi les esprits dimanche soir à Rio de Janeiro en soulevant la Coupe des Confédérations pour la quatrième fois de son histoire, la troisième fois d'affilée. En finale de la compétition, la Seleçao a surclassé l'Espagne (3-0), pourtant championne d'Europe et du monde en titre, grâce à un doublé de Fred et à un but inscrit par son jeune prodige Neymar.
Qu'on se le dise, l'équipe du Brésil a envoyé dimanche soir depuis Rio de Janeiro un message au monde entier, tout du moins à la planète football. Celui-ci est clair, net et précis: la Seleçao est la grande favorite de "son" Mondial, qui se tiendra donc dans moins d'un an dans un pays du futebol qui traverse sa plus grande période de contestation de ces 20 dernières années. Pour être si sûrs d'eux, les Auriverde se devaient de frapper un grand coup. C'est ce qu'ils ont fait au mythique stade Maracana en écrasant l'Espagne 3-0, l'une des meilleures sélections de l’histoire du foot masculin car auteur d'un triplé inédit (championnats d'Europe 2008 puis 2012, Coupe du monde 2010), en finale de la Coupe des Confédérations 2013.
C'est la quatrième fois, la troisième de suite, que le Brésil est sacré dans cette compétition internationale, sorte de répétition générale avant la grand-messe du ballon rond. À l'opposé, la Furia Roja n'a jamais été titrée dans cette épreuve parfois dénigrée. Et elle devra attendre encore un peu avant d'avoir la possibilité de réparer cette anomalie de son point de vue, au moins quatre années pour être plus précis. Ne pas sortir vainqueur de ce tournoi, cela ne veut pas dire que vous louperez le prochain Mondial, la Roja en est l'exemple parfait ; a contrario, décrocher la timbale aujourd’hui ne garantit rien demain, n'est-ce pas les Bleus ?

Neymar a répondu aux attentes

Mais au moins, la Seleçao avancera vers sa reconquête sous la houlette de Luiz Felipe Scolari avec davantage de certitudes ; tandis que l'Espagne, qui n'est plus invincible, sans tout remettre en cause bien sûr, verra peut-être par moment le doute planer au-dessus de sa tête. Qui sait ? Dans ce cas-là, elle ne pourra s'en prendre qu'à elle-même, et notamment à Sergio Ramos et Gerard Piqué, l'un ayant complètement manqué un penalty face au Brésil (55e), l'autre se faisant expulser après avoir accroché la jambe droite d'un Neymar en plein passement de jambes (68e). Ou alors, elle jalousera Fred, scoreur à chaque début de période (2e, 47e), et ce diable de Neymar, lequel a inscrit le deuxième but brésilien juste avant la mi-temps (44e).
Ces deux-là auront donné satisfaction tout au long de cette Coupe des Confédérations. En finissant meilleur buteur de cette neuvième édition au côté de l'Espagnol Fernando Torres (cinq réalisations), le premier nommé a bien mérité la confiance de son sélectionneur, qui laisse quand même du beau monde sur le banc de touche. Le second, lui, s'affirme de plus en plus comme un leader, un vrai de vrai. Le n°10 derrière un maillot, cela fait beau mais cela ne permet pas toujours de marquer des buts somptueux comme l'a fait le jeune prodige du Barça. Fred et Neymar ne sont pas les seuls à avoir brillé, c'est clair. On a senti une équipe du Brésil très solidaire. Contre la Furia Roja, le gardien Julio Cesar a été infranchissable, tout comme Thiago Silva et David Luiz en défense centrale ainsi que Paulinho et Luiz Gustavo à la récupération, ces derniers éclipsant le milieu de terrain espagnol pourtant composé de Xavi, Sergio Busquets et Andres Iniesta. Cela semble leur promettre un avenir radieux !

Neymar en pleine lumière

Neymar en pleine lumière

Neymar a passé la vitesse supérieure dans cette Coupe des Confédérations.
Neymar a passé la vitesse supérieure dans cette Coupe des Confédérations. (Reuters)
Critiqué, très attendu au Barça, Neymar a réalisé une Coupe des Confédérations au-delà des attentes. Élu joueur du tournoi après la victoire du Brésil dimanche en finale, l’attaquant s’est révélé aux yeux de l’Europe. Le voilà désormais prêt à rejoindre le Camp Nou avec une toute autre stature…
"Je ne me dis pas que je vais jouer pour faire taire les critiques." Dans les coursives du stade Maracana dimanche après la victoire du Brésil face à l'Espagne (3-0), Neymar n’a pas pu éviter les questions relatives à sa démonstration estivale. Oui, le Brésilien était très attendu. Oui, l’Europe, déjà à pied d’œuvre pour épier ses premiers pas au Barça, promettait de suivre ses performances à la loupe. Tous étaient dans les starting blocks, prêts à remettre en question l’investissement des Blaugrana estimé à plus de 50 millions d’euros, frais d’agents compris.
Qualifié de "joueur Youtube", plus enclin à multiplier les dribbles et jongles spectaculaires parfois dénués d’intérêts, le Brésilien a frappé fort et montré qu’il n’était pas qu’une pépite destinée à alimenter les best-of et autres compilations. Même le Brésil où le débat autour de ses performances était devenu un sport national ces derniers mois en a été soufflé. 4 buts, 2 passes décisives, une belle aisance sur coup-franc, des gestes décisifs du pied droit mais aussi du gauche comme sur son but face à l’Espagne en finale, le bilan est frappant. Neymar a prouvé qu’il avait bien le pedigree du numéro 10 que tout le Brésil attendait de trouver à un an de sa Coupe du monde à domicile.

Les Barcelonais l’ont félicité

S’il s’en défend, l’ancien attaquant de Santos a passé un cap. Lui en doute encore mais le monde le voit différemment ce premier juillet qu’il ne le faisait il y a seulement trois semaines avant le premier match des Auriverde contre le Japon. "Je voulais aider mes coéquipiers de la meilleure manière possible, que ce soit en commettant une faute, en faisant une passe ou en marquant un but, a-t-il expliqué sur le site de la FIFA. Ce jour-là, j'ai aidé en marquant à la troisième minute un but qui a été important pour l'équipe. En définitive, il n'y a que ça qui compte : aider son équipe à gagner."
Lancé, Neymar ne s’est plus arrêté. "C'est vraiment énorme pour l'équipe et nous sommes très heureux d'avoir vécu un match historique entre le Brésil et l'Espagne. Le monde s'est arrêté pour le regarder et nous savons que nous avons fait un grand match." Un grand match, une démonstration même qui tombe au meilleur des moments et face à l’adversaire rêvé, l’Espagne qui comprend nombre de ses futurs coéquipiers en Catalogne. "Ils m'ont pas mal félicité, ce qui m'a rendu très heureux car ce sont des joueurs que j'admire et que je respecte. Je vais avoir l'honneur et le bonheur de jouer à leurs côtés." Le verront-ils d’un autre œil ? Sans doute même si Neymar ne veut pas le reconnaître. "Je pense qu'ils me respectent de la même manière que tout le monde se respecte dans les grandes équipes." Au Maracana, c’est aussi la porte du vestiaire du Barça qui s’est ouverte en grand. Prête à laisser entrer un tout autre joueur aux yeux du monde...

Le Brésil donne une leçon à l'Espagne ! 3-0

Le Brésil donne une leçon à l'Espagne ! - Débrief et NOTES des joueurs (Brésil 3-0 Espagne)
Par Romain Rigaux - Actu Générale
Le Brésil a frappé un grand coup en finale de la Coupe des Confédérations en dominant totalement l'Espagne (3-0). Les Brésiliens semblent prêts à un an du Mondial sur leurs terres.
Le Brésil donne une leçon à l'Espagne ! - Débrief et NOTES des joueurs (Brésil 3-0 Espagne)
Neymar a encore frappé avec le Brésil !
Le Brésil a créé la sensation en finale de la Coupe des Confédérations en corrigeant l'Espagne (3-0). Dans un stade du Maracana acquis à la cause de son équipe, la Seleçao a remporté ce trophée pour la troisième fois consécutive, mettant fin à une série de 29 matchs sans défaite pour la Roja. Une belle répétition à un an du Mondial.
Le Brésil asphyxie l'Espagne
Il ne fallait pas arriver en retard dans l'enceinte de Rio de Janeiro puisque les Brésiliens ont rapidement pris l'avantage dans cette rencontre grâce à Fred, qui profitait d'une mauvaise sortie de Casillas pour marquer un but de renard des surfaces (1-0, 2e). Etouffés par le pressing et l'agressivité des Auriverdes, les Espagnols ont mis un quart d'heure avant de rentrer dans la rencontre et de faire un peu plus tourner le ballon au milieu de terrain.
Si Casillas a dû s'employer à plusieurs reprises, la Roja s'est procurée sa plus dangereuse action avant la pause, mais David Luiz sauvait sur sa ligne une tentative de Pedro. Neymar ne manquait en revanche pas l'occasion de faire le break d'une frappe puissante sous la barre (2-0, 44e).
Une seconde période cauchemardesque pour la Roja
Au retour des vestiaires, Fred creusait l'écart (3-0, 47e) et le cauchemar continuait pour les joueurs de Vicente Del Bosque lorsque Ramos manquait quelques minutes plus tard un penalty accordé généreusement à Jesus Navas, puis Piqué se faisait expulser pour une faute sur Neymar en position de dernier défenseur. En supériorité numérique, le Brésil gérait ensuite parfaitement son avantage en faisant tourner le ballon sous les "olé" descendant des tribunes.
La note du match : 7/10
Quelle prestation du Brésil ! La Seleçao a totalement asphyxié l'Espagne, incapable de construire son jeu. La Roja n'a eu que 52% de possession de balle, preuve du match exceptionnel des Brésiliens qui ont offert un jeu offensif séduisant.
Les buts :
- Hulk est servi côté droit et centre pour Fred devant le but. L'attaquant brésilien est à terre mais profite d'un cafouillage et d'une mauvaise sortie de Casillas pour pousser le ballon au fond des filets du bout du pied (1-0, 2e).
- Neymar combine avec Oscar, qui lui remet le ballon dans la surface côté gauche. La pépite brésilienne déclenche un missile qui vient se loger sous la barre de Casillas (2-0, 44e).
- Marcelo récupère le ballon au milieu de terrain et sert Hulk. L'attaquant transmet à Neymar qui laisse passer le ballon d'une feinte de corps pour Fred, auteur d'une frappe enroulée du droit pour tromper Casillas (3-0, 47e).
Les NOTES des joueurs :
Maxifoot a décerné une note (sur 10) commentée à chaque joueur.
L'homme du match : Neymar (8/10)
Sa technique et sa vivacité ont tout d'abord posé de gros problèmes à un Arbeloa souvent dépassé dans son couloir en début de match. Il s'offre encore un but superbe en première période et sa feinte de corps est un régal sur le second but de Fred. Ses accélérations et ses coups de reins ont ensuite mis au supplice les défenseurs adverses en seconde période sur les contres brésiliens.
BRESIL :
Julio César (6) : bien aidé par sa défense, il réalise en plus plusieurs parades. Un match serein.
Daniel Alves (6) : il a moins pris son couloir, mais il a réalisé un très bon travail défensif pour perturber la relation entre Iniesta et Mata.
Thiago Silva (7) : impeccable dans les duels, il a enrayé les occasions espagnoles avec de nombreuses interceptions.
David Luiz (7) : solide dans les duels, il s'est parfaitement chargé de son coéquipier à Chelsea, Fernando Torres, avant de s'occuper de Villa. Un match sobre.
Marcelo (6) : bien présent défensivement dans son couloir droit. Très agressif sur le porteur du ballon, sa récupération est à l'origine du troisième but.
Paulinho (6,5) : il s'est dépensé sans compter au milieu pour ratisser de nombreux ballons. Il forme une paire solide avec Luiz Gustavo. Remplacé à la 87e par Hernanes (non noté).
Luiz Gustavo (7) : des interventions parfois limites, mais une activité énorme dans la récupération du ballon au milieu de terrain.
Hulk (7) : une grosse présence dans son couloir droit. Son impact physique et ses accélérations ont perturbé Jordi Alba. Son centre est à l'origine du premier but et il offre une passe décisive à Fred. Remplacé à la 72e par Jadson (non noté).
Oscar (6) : pas toujours très convaincant dans son rôle de meneur de jeu, il a en revanche joué un rôle important dans le pressing en harcelant les milieux espagnols. Il offre tout de même une passe décisive à Neymar.
Neymar (8) : voir ci-dessus.
Fred (8) : dans tous les bons coups, il marque en tout début de rencontre et n'est pas loin d'offrir dans la foulée une passe décisive à Oscar. Ses déplacements ont beaucoup perturbé les défenseurs adverses et il s'offre un doublé dans cette finale. Remplacé à la 79e par Jô (non noté).
ESPAGNE :
Iker Casillas (5) : malgré une mauvaise sortie sur le premier but, il a tout de même réalisé plusieurs arrêts mais doit s'incliner ensuite à deux reprises.
Alvaro Arbeloa (2) : il a vécu une soirée difficile face à Neymar.  Il rate son intervention sur le premier but, puis se fait prendre de vitesse par Neymar sur le deuxième but brésilien. Remplacé à la 46e par Cesar Azpilicueta (4), qui est battu par Fred deux minutes après son entrée.
Sergio Ramos (4) : malgré de bonnes interventions, il a été gêné par la vivacité des Brésiliens et manque un penalty en seconde période en ratant le cadre.
Gerard Piqué (3,5) : il n'a pas affiché une grande sérénité et il a été pris de vitesse à plusieurs reprises. Expulsé en seconde période pour une faute sur Neymar en position de dernier défenseur.
Jordi Alba (4) : il a été bougé défensivement et n'a presque jamais pu prendre son couloir pour apporter le danger comme il en a souvent l'habitude.
Xavi (4) : très peu en vue dans cette rencontre, il a souffert du pressing brésilien.
Sergio Busquets (4,5) : il a été dominé par le milieu de terrain brésilien.
Andres Iniesta (5,5) : il a tenté de prendre le jeu à son compte, mais il était toujours entouré par deux ou trois adversaires.
Pedro (5,5) : l'attaquant espagnol le plus en vue. Il a tenté d'apporter le danger mais il voit sa tentative repoussée par David Luiz sur sa ligne puis doit s'incliner sur une parade de Julio Cesar.
Fernando Torres (4) : il a eu beaucoup de mal à exister face à Thiago Silva et David Luiz. Remplacé à la 58e par David Villa (4) qui n'a pas fait mieux.
Juan Mata (3,5) : un match difficile. Peu en réussite sur ses centres et ses passes, qui ont rarement trouvé ses partenaires. Remplacé à la 52e par Jesus Navas (5) qui a apporté plus de vivacité et de percussion.
Et pour vous, quels ont été les trois MEILLEURS joueurs et les trois plus MAUVAIS de chaque équipe ? Réagissez dans la rubrique "commentaires" ci-dessous !

Coupe des Confédérations - Finale
Brésil 3-0 Espagne (2-0)
Estádio do Maracanã
Arbitre : Bjorn Kuipers (Hollande)
Buts : Fred (2e, 47), Neymar (44e) pour le Brésil.
Avertissements : Arbeloa (15e), Ramos (28e) pour l'Espagne.
Expulsion : Piqué (68e) pour l'Espagne.

Brésil : Julio César - Alves, Thiago Silva, David Luiz, Marcelo - Paulinho (Hernanes, 87e), Luiz Gustavo - Hulk (Jadson, 72e), Oscar, Neymar - Fred (Jô, 79e).

Espagne : Casillas - Arbeloa (Azpilicueta, 46e), Ramos, Piqué, Alba - Xavi, Busquets, Iniesta - Pedro, Torres (Villa, 58e), Mata (Navas, 52e).

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